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Cépet, les Pieux et le Girou

D'où vient le nom de notre village ?

Détrompons immédiatement les amateurs de champignons qui voient dans le nom de notre village celui de leur bolet préféré. Mais que la déception ne leur fasse pas jeter leur panier, les bois de notre commune réservent de temps à autre quelques heureuses surprises. CEPET ne viendrait donc pas de cèpe mais tirerait son origine du latin Cippus qui signifie pieu ou souche. Cippétum ensemble de souches, ou bien, endroit ou des troncs d'arbres enfoncés dans le sol forment une palissade. Notre village a porté au fil du temps les noms de ‘'Cépeti'' en 1271 pour devenir ‘'Cépeto'' en 1377, se transformer en ‘'Sépet''ou ‘'Sepesto'' en 1428, et finir de nos jours comme nous le savons.


Quel était donc cet endroit planté de pieux ?

Il faut, pour cela, essayer d'imaginer nos terres communales à l'époque gallo-romaine du ‘'Cippétum''&# Le Girou, alors, est une modeste rivière de plaine qui ne creuse pas de lit mais s'étend en marécages, en atteste cette terre argileuse exempte du moindre caillou que nous connaissons. En lieu et place de notre village devait proliférer toute une variété de plantes aquatiques, joncs, osiers, etc. Pour le reste du panorama, on peut tout imaginer. Vraisemblablement des bois sur les versants nord et sud mais peut être déjà des champs de ‘'brugues'' ou bruyères qui donneront plus tard le nom à notre village voisin Bruguières.
Nos lointains prédécesseurs s'installent donc de part et d'autre des marécages, à Mourau où l'on a retrouvé des débris de poteries mais plus particulièrement sur l'emplacement du lieu dit ‘'Trillou'' qui va devenir le premier village, l'ancien Cépet.
Notre ‘'Cippetum'' désignait donc peut être les palissades de protection du village de Trillou, mais plus vraisemblablement les aménagements faits de pieux plantés permettant de franchir le marécage pour rejoindre l'autre versant de la vallée en direction de Tolosa.


 

Cépet dans le giron du Girou…
Même si Trillou reste l'agglomération principale, progressivement la vie va s'installer tout au long du Girou que l'on domestique. Elle y est attirée par les terres fertiles et l'eau de la rivière. La vallée bénéficie en outre, selon la tradition, d'une situation particulière qui veut que les orages menaçant notre commune soient déviés par l'éperon de St Sauveur, pour aller frapper plus au Nord ou au Sud. Cette particularité est bien connue des anciens cépétois qui ne manquent pas de la rappeler chaque fois qu'un orage nous a épargné, en regrettant toutefois que les pluies attendues aillent tomber ailleurs que sur nos terres…
La monographie de Cépet éditée en 1934 fait tout d'abord état, sur l'emplacement de notre village, de l'église, propriété depuis le 12ème siècle de la célèbre abbaye St Foy de Conques. Cet ouvrage nous rapporte également que ce sont Jean de Latour et le couvent de Bruguières qui achètent en 1342 une maison et son jardin près du Girou, ou le seigneur Raymond Jean de Cépet qui vend à Guillaume Gasco qui les revendra à son tour, des terres bois et prés à ‘'Sépesto''&# Le château seigneurial existe donc peut-être déjà et c'est vraisemblablement sur ses ruines que, par étapes, s'est édifié celui que nous connaissons aujourd'hui et dont le magnifique porche d'entrée donne sur la place Sainte Foy, place ou se dressait peut être la première église du village.

 
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